Les notes de lecture de Sylvestre

«Il est temps de trouver de nouvelles façons d’organiser notre monde commun."(Et le monde créa l’Occident. Joséphine Quinn. Seuil 2025)


Lier la reconstruction de Gaza à la démilitarisation légitime le génocide en cours et viole le droit international

https://www.france-palestine.org/Lier-la-reconstruction-de-Gaza-a-la-demilitarisation-legitime-le-genocide-en

(7 février 2026)


"La vie profonde des hommes, leur caractère, le monde intime qu’ils portent en eux, se trahissent par l’accumulation de ces détails infimes et de ces mots en l’air, auxquels normalement on n’attache aucune importance."

(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)


1. Je pense qu’il y a une différence entre « Bon vent ! » et « Bonne route ! ». 

2. J’ai validé mon deuxième semestre en salle de sport.


Mon ressenti:

1. Je pense qu’on souhaite bon vent à qui ne sait pas exactement quel sera son itinéraire, et bonne route à qui le connaît déjà. Je ne vois pas trop à qui on peut souhaiter « Bon vent ! » dans un monde où chaque « espace » est dédié à une « activité », où les clôtures se multiplient, où les itinéraires sont donnés par des robots. Je ne vois pas trop qui peut bien « se laisser porter par le vent ». 

2. Course à la conformité. Élève toute sa vie. Où sont les adultes ?


(7 février 2026)


Nouveautés
du 7 février 2026

DECULTURATION (Absolutisme)
MONOCRATIES (Une seule nation)
MOUVEMENTS (Frictions duelles, Lieux de passage)


L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965

« L’accoutumance (…) permet au chercheur de se mettre à l’affût au moment et à l’endroit convenables, comme un bon chasseur habitué à telle ou telle forêt. On sent que quelque chose doit se passer à l’intérieur, alors qu’on est en train d’observer au-dehors. On n’a pas seulement une connaissance théorique de la culture qu’on observe ; en outre, on est rôdé à ses schémas, comme le sont les indigènes eux-mêmes. (…) D’où le désarroi des sociétés fortement ébranlées par le contact de l’Occident : certaines raisons d’être très profondes, qui font que les règles vont de soi, sont ou endommagées ou, pire, anéanties (…). Les participants de cette culture sont désorientés ; ils ne sont plus capables de se laisser porter par ce qu’on pourrait appeler leur « instinct culturel ». C’est pourquoi l’observateur qui peut vivre suffisamment longtemps dans cette culture, ou, ce qui est préférable, en s’abandonnant entièrement à elle, peut acquérir cet instinct. (…) Mais se laisser porter demande à la fois une souplesse et une tension considérable (…) C’est un genre d’abandon qui demande une grande vigilance, ne serait-ce que contre soi-même. Comme celui d’une femme. » 

L’auteur se propose de « s’intégrer » dans la culture qu’il veut étudier, tout en l’observant « de l’extérieur » comme un chasseur observe sa proie. Mais il remarque que cette culture est « endommagée » par le contact avec l’Occident. Animé du désir de pénétrer une culture vierge, il s’aperçoit qu’elle est souillée par les cultures avec lesquelles elle est déjà en contact, mais également par celle à laquelle il appartient, sans se demander si l’attitude ambiguë qui consiste à être à la fois en dedans et en dehors ne serait précisément pas à l’origine du désarroi de ses proies. Il dit vouloir « s’abandonner » à une nouvelle culture, mais précise aussitôt que cela produit une « tension considérable » (la même que celle subie par les indigènes). « C’est un genre d’abandon qui demande une grande vigilance contre soi-même. Comme celui d’une femme. » 

N’est-ce pas l’exposé du malaise occidental, où chacun veut « vivre » des « passions » ou « expériences » de toutes sortes, tout en s’observant de l’extérieur comme s’il était un rat de laboratoire, alors que les règles sociales sont « endommagées ou, pire, anéanties » ?

« Expropriés de notre culture, dépouillés des valeurs dont nous étions épris – pureté de l'eau et de l'air, grâce de la nature, diversité des espèces animales et végétales, tous indiens désormais, nous sommes en train de faire de nous ce que nous avons fait d'eux. » (Claude Lévi-Strauss)

(7 février 2026)

À propos
Les notes de lecture sont présentées par thèmes. Les années indiquées sont celles des éditions que j'ai lues. Les thèmes sont classés par ordre alphabétique:
Déculturation
Divinités
Liberté
Monocraties
Mort
Mots 
Mouvement 
Musique 
Sauvages
Sexes
Déculturation, décivilisation
Ce thème comporte 6 citations (les dernières que j'ai lues):
absolutisme
apartheid
couper les liens
endoctrinement
infantilisme, crétinisme
mémoires effacées


Dans un communiqué, le HCDH indique que des personnes de retour à Gaza ont rapporté avoir été interceptées, après avoir franchi le point de passage, par des Palestiniens armés, prétendument soutenus par l'armée israélienne, et conduites à des points de contrôle militaires israéliens.
Selon de nombreux témoignages, certains de ces individus armés ont ligoté et bandé les yeux des personnes de retour, les ont fouillées, menacées et intimidées, et leur ont volé leurs effets personnels et leur argent.
Une fois aux points de contrôle israéliens, les personnes de retour à Gaza ont décrit des traitements violents, des interrogatoires dégradants et des fouilles corporelles intrusives qui ont violé leur vie privée. Dans certains cas, les fouilles ont été effectuées alors que les personnes avaient les mains liées et les yeux bandés. D'autres ont déclaré s'être vu refuser l'accès aux soins médicaux et l'utilisation des toilettes, contraignant certaines à uriner en public.
Plusieurs de ces personnes ont également rapporté qu'on leur avait demandé s'ils accepteraient de l'argent pour retourner en Égypte avec leurs familles et ne jamais revenir à Gaza, tandis que d'autres ont affirmé s'être vu offrir de l'argent pour travailler comme informateurs pour l'armée israélienne.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a déclaré que ces témoignages révèlent un comportement systématique qui viole les droits des Palestiniens à la sécurité et à la dignité, ainsi que leur droit à la protection contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Le HCDH a averti que de telles pratiques pourraient dissuader les Palestiniens déplacés d'exercer leur droit au retour, contribuant ainsi à ce qu'il a qualifié de "consolidation du nettoyage ethnique à Gaza".
(TRT 6 février 2026)

Illustration de ce qu’on pourrait appeler les contradictions de la situation coloniale ; me trouvant enfant au Vietnam, je n’y ai jamais entendu parler de l’histoire de ce pays, absolument comme s’il n’avait jamais existé avant l’arrivée des Français.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

Cette longue marche des Vietnamiens vers le sud, à partir du Tonkin, s’est effectuée d’une façon remarquable par son processus d’absorption systématique et graduelle du pays par les troupes victorieuses. Dès qu’une province est arrachée par les armes au voisin malheureux, on y installe des colonies militaires, qui s’accrochent au sol, l’exploitent et le défendent contre un retour éventuel des anciens possesseurs. Les îlots de vaincus qui ont survécu à une conquête particulièrement brutale sont absorbés par les vainqueurs ; ils doivent se vietnamiser, pour continuer à vivre comme individus s’ils ne peuvent le faire en tant que groupes.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

C’est ainsi que Cristobal (…) nommé ainsi d’après un saint du Vieux Monde (…), fut emmené, avec d’autres jeunes garçons, à l’établissement franciscain de Tlatelolco. (…) Lorsque Cristobal rentra chez lui quelques années plus tard, il (…) priait le dieu chrétien et s’habillait comme un Espagnol.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)

Le tribunal d’Ashkelon a levé jeudi l’embargo sur le lien de parenté qui unit une personne suspectée dans le cadre d’une enquête en cours sur un réseau de contrebande de marchandises vers Gaza et le chef du Shin Bet, David Zini.

Une enquête est en cours sur cet « incident de sécurité de grande ampleur », notamment sur des allégations selon lesquelles « plusieurs suspects auraient transféré des marchandises d’Israël vers Gaza en échange d’argent », a indiqué la cour dans un communiqué. (…) Au début de la semaine, Haaretz a rapporté que cette enquête impliquait des soldats, des civils et des agences de sécurité dans un vaste réseau de contrebande.

(Times of Israël 29 janvier 2026)

… la guerre impitoyable livrée par Israël à la bande de Gaza et aux Palestiniens remonte bien plus loin que l’actualité immédiate. (…) l’histoire n’a pas commencé le 7 octobre 2023, comme certains médias occidentaux voudraient le faire croire, (…) la bande de Gaza prisonnière du blocus subit depuis 2007 une guerre intermittente sans merci, alors que la majorité de ses habitants sont eux-mêmes des réfugiés de la « Nakba » de 1948.
(Que ma mort apporte l’espoir. Libertalia 2024)
Divinités
Ce thème comporte 14 citations (les dernières que j'ai lues):
ancêtres
arbres
divin/humain
doubles
eau
esprits
génies
lune
pierres
séparation/union
serpents
temps
Terre-Mère
tissage

… il n’est pas inutile de rappeler les deux axes de la pensée religieuse des Japonais : le premier, c’est l’idée d’une identité foncière entre la divinité des montagnes et celle des rizières, et la deuxième, celle qui identifie yama no kami alias ta no kami aux esprits des ancêtres qui, dûment accueillis et entretenus (…) veilleront sur le bien-être de leurs proches habitant la plaine. (…) Pour descendre dans la plaine, ils prennent comme support matériel les fleurs…
(La sieste sous l’aile du cormoran. H.O. Rotermund. L’harmattan 1998)


Le fait de donner à un lieu le nom d’un arbre ou d’une plante est peut-être issu du paganisme germanique où arbres et végétaux faisaient l’objet d’un culte très important lié aux divinités vanes...
(Nos ancêtres les Francs ? Patrick Ettighoffer. L’Harmattan 2025)

L’étrange, en définitive, est que cette intrusion constante de l’irrationnel (…) dans le temps et l’Histoire ait toujours su se concilier avec le besoin et la nécessité du rationnel. En chaque Grec, ces deux mondes n’ont cessé de coexister sans que jamais il se sente ni déchiré ni écrasé par l’un des deux puisque, derrière l’arbitraire et l’énigme du monde, il inventa les signes qui leur donnèrent un sens.
(L’été grec. Jacques Lacarrière. Plon 1975)

Krông-Jôong, le maître de céans, pose sur le buffle de gauche [sacrifié] un bol vietnamien, une couverture et un rouet. On appelle cela, me dit-on, njür hêeng rpuh (« sortie de l’âme du buffle » ; le même mot – njür - est employé pour la première sortie du nouveau-né, huit jours après sa naissance, où on lui montre aussi divers objets...
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)


… l’Edda Poétique, rédigée en vieux norrois (IXe – XIIe siècles) nomme la résidence de la déesse Frigg (épouse d’Odin/Wodan) probablement héritière de la Grande Déesse de la fertilité-fécondité du néolithique, Fensalit, c’est-à-dire « la salle des marécages ».
(Nos ancêtres les Francs ? Patrick Ettighoffer. L’Harmattan 2025)


Rien n’est plus dangereux qu’un esprit errant ! Pour communiquer avec les morts, on pouvait leur écrire de véritables lettres sur des supports variés (bol, jarre, tissu, stèle, statuette, papyrus) afin de les faire se tenir tranquilles ou au contraire pour qu’ils défendent mieux les survivants de leur maisonnée.
(Le monde par les Hiéroglyphes. Christophe Barbotin. PUF 2025)

… le Capitole était dédié à trois dieux romains nommés Jupiter, Junon et Minerve, basés sur la triade étrurienne traditionnelle de Tinia, Uni et et leur fille Menrva. Cette configuration est très différente des individus et des couples vénérés dans les cités grecques et d’Asie occidentale.
(Et le monde créa l’Occident. Joséphine Quinn. Seuil 2025)


Sur le seuil, de chaque côté de la porte, deux grosses racines de fougère noire, taillées en gueules de boa furieusement ouvertes, avec le dard (une radicelle) pointé, et ornées de dents taillées dans des lamelles de bambou. On les a mises là « pour faire sentinelle », me dit Kraang (…). « Nous peur attraper maladie » et je note la phrase mnong équivalente : trôok khee devient « attraper maladie ». En fait, ces deux mots signifient littéralement « ciel-lune », et ainsi accolés désignent « l’épidémie ».

(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

Sa mère avait sans doute enterré son cordon ombilical près du foyer, comme le faisaient presque toutes les mères parlant le nahuatl. Elle avait dû prononcer une prière telle que: "Tu seras le cœur du foyer. Tu n'iras nulle part. Tu ne seras pas une vagabonde. Tu seras le feu qui couve, les pierres du foyer."
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)

Le ciel et la terre sont le père et la mère de tous les êtres. Par leur union, ils forment le corps ; par leur séparation, on retourne à l’origine. Ainsi, qui garde l’intégrité de son corps et de son âme sait s’adapter à toute circonstance changeante.
(Oeuvre complète. Tchouang-tseu. Gallimard 1969)

Sur le seuil, de chaque côté de la porte, deux grosses racines de fougère noire, taillées en gueules de boa furieusement ouvertes, avec le dard (une radicelle) pointé, et ornées de dents taillées dans des lamelles de bambou. On les a mises là « pour faire sentinelle », me dit Kraang (…). « Nous peur attraper maladie » et je note la phrase mnong équivalente : trôok khee devient « attraper maladie ». En fait, ces deux mots signifient littéralement « ciel-lune », et ainsi accolés désignent « l’épidémie ».

(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

L'aire sacrificielle est hors du temps et de l'espace ou, plutôt, elle est - d'indicible façon - le Ciel des Dieux et l'éternité.
(Mythes et légendes extrait des Brâhmanas. Jean Varenne. Gallimard 1967)

Sa mère avait sans doute enterré son cordon ombilical près du foyer, comme le faisaient presque toutes les mères parlant le nahuatl. Elle avait dû prononcer une prière telle que: "Tu seras le cœur du foyer. Tu n'iras nulle part. Tu ne seras pas une vagabonde. Tu seras le feu qui couve, les pierres du foyer."
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)

Au-dehors, j’aperçois sur les « cornes » du poteau de gauche un suu troany ding door blanc à bordure bleue et rouge ; c’est une petite-ceinture-tablier rituelle que l’on ne tisse qu’à l’occasion des échanges de sacrifices. Certaines sont d’ailleurs des chefs-d’œuvre de tissage et de broderie. La place où on l’a mis me rappelle comment, chez les Mnong Rlâm, on avait entouré le sommet du blaang avec les parties sexuelles du buffle immolé. Même souci, dans les deux cas, d’assurer la fécondité et la prospérité du groupe.
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)


En fait, j’avais constaté que, là où je me sentais vraiment vivre, c’était en « vadrouille », lorsque j’arpentais les sentiers de montagne et que je séjournais dans des villages étrangers à ma propre culture (…) l’obligation où l’on se trouve, pour des raisons matérielles, de se mêler à la vie de ces paysans, si différents de nous extérieurement, nous laisse entrevoir la possibilité de saisir l’homme sous la gangue de l’exotisme.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)
Monocraties
Ce thème a 6 citations (les dernières que j'ai lues):
Un seul individu tout seul
Un seul mode de vie
Un seul pouvoir
Une seule nation
Une seul façon de penser
Ségrégation


A la fin de chaque couplet, ils me demandent de relire : hilarité générale (…). J’interroge le sous-chef, il me répond qu’au contraire c’est très bien. (…) Leur joie venait tout simplement du fait qu’ils entendaient un Européen réciter une chanson mnong gar, ce qui ne s’était jamais vu jusque-là.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

… dans le Bocage des années 1970, rien n’était jamais dit d’un quelconque processus d’initiation attestant publiquement qu’une transmission de savoirs et de pouvoirs symboliques avait eu lieu : voilà qui constitue une différence fondamentale avec les sorcelleries africaines, par exemple, pour lesquelles l’initiation se fait dans une maison construite à cet effet, où elle est mise en œuvre pour un groupe entier d’initiants, et sous le regard de tous les initiés du village.
… le sorcier ne serait jamais comblé, il éprouverait une avidité illimitée pour les biens d’autrui, même s’il n’en a nul besoin : il vit dans un monde où il n’y a pas de place pour deux.
(Désorceler. Favret-Saada. Gallimard 2024)

On oublie que le métissage, en milieu colonial, est un problème sociologique. Ce ne sont pas tellement les caractères biologiques ou culturels des deux groupes en présence, qui sont en jeu, que leurs situations respectives de domination et de dépendance. La principale préoccupation du métis sera de faire oublier son appartenance partielle au groupe dominé, pour s’affirmer à tout prix comme membre de plein droit du groupe dominant, auquel il donnera tous les gages de loyalisme qu’il sera en mesure de fournir.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

… un véritable moine-chevalier, toujours prêt à faire le coup de feu contre les Joraï ou contre les Sédangs menaçant la collectivité catholique installée en pays bahnar (…). Mais le rêve du missionnaire et sa réalisation ne pouvaient prendre qu’une forme paraguayenne : l’État théocratique créé en Amérique du Sud par les Jésuites demeurait l’idéal auquel tendaient les missionnaires français.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

… l’État vietnamien prendra l’Empire du Milieu pour modèle, et le recrutement des fonctionnaires ainsi que la vie socio-politique copieront ceux de la Chine. (…) Désormais, pour la classe dirigeante, tout modèle, pour être valable, doit pouvoir se recommander d’une origine chinoise, sous peine d’être rejeté comme « barbare ».
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)


la Ville d’Angers demande à une association d’aller manifester contre la guerre à Gaza ailleurs
Jugée trop bruyante et trop encombrante, l’association France Palestine solidarité 49 ne pourra plus faire entendre sa voix contre la guerre à Gaza, sur la place du Ralliement à Angers (Maine-et-Loire), le samedi.
(Marie-Jeanne LE ROUX. Courrier de l’Ouest 4 février 2026)

Les tombes et les offrandes faites au mort rendent visibles à l’archéologie ce moment où l’homme, prenant conscience de sa finitude, s’est démarqué radicalement du monde animal. Les plus anciennes inhumations attestées à ce jour proviennent de la grotte de Qafzeh, en Israël, et remontent à environ 100000 ans.
(Guide de l’Egypte prédynastique. Midant-Reynes/Tristant. Institut français d’archéologie orientale 2025)


… les jeunes m’expliquèrent que la langue poétique est différente du langage ordinaire, qu’elle est difficile à comprendre. (…) On m’expose qu’à côté des prières il y a les « dits de justice », les chansons (autrement dit que, à côté de la langue liturgique, il existait une langue juridique, une autre spéciale aux chansons).
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)
Mouvements
Ce thème comprend cinq citations (les dernières que j'ai lues):
animisme
frictions duelles
lieux de passage
migrations
mutations


On est en droit de penser que les croyances anciennes au Japon englobaient les deux visions du monde que Motoori Norinaga avait soulignées, a) une sorte de déification des forces et phénomènes de la nature, aboutissant à une vénération de la nature, et b) une attitude animistique qui reconnaît derrière tout phénomène l’existence de potentiels spirituels agissant. (…) [Des] forces génératrices résidant dans divers phénomènes de la nature, étant foncièrement cette nature, on retiendrait aussi le terme kuni-dama [esprit du sol]. Ce genre de « force » et de « principe » vital, actif, divin, anime la nature tout entière, comme l’atteste les textes : « Arbres et plantes, touts, sans exception, parlaient » (Nihongi).
(La sieste sous l’aile du cormoran. H.O. Rotermund. L’harmattan 1998)

L’accoutumance (…) permet au chercheur de se mettre à l’affût au moment et à l’endroit convenables, comme un bon chasseur habitué à telle ou telle forêt. On sent que quelque chose doit se passer à l’intérieur, alors qu’on est en train d’observer au-dehors. On n’a pas seulement une connaissance théorique de la culture qu’on observe ; en outre, on est rôdé à ses schémas, comme le sont les indigènes eux-mêmes. (…) D’où le désarroi des sociétés fortement ébranlées par le contact de l’Occident : certaines raisons d’être très profondes, qui font que les règles vont de soi, sont ou endommagées ou, pire, anéanties (…). Les participants de cette culture sont désorientés ; ils ne sont plus capables de se laisser porter par ce qu’on pourrait appeler leur « instinct culturel ». C’est pourquoi l’observateur qui peut vivre suffisamment longtemps dans cette culture, ou, ce qui est préférable, en s’abandonnant entièrement à elle, peut acquérir cet instinct. (…) Mais se laisser porter demande à la fois une souplesse et une tension considérable (…) C’est un genre d’abandon qui demande une grande vigilance, ne serait-ce que contre soi-même. Comme celui d’une femme.
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)

Il faut se dire qu’une journée de voyage transposée dans le souvenir occupe un « espace » beaucoup plus vaste qu’une journée passée chez soi. (…) ce séjour très court avait grossi, pris du volume, s’était développé, comme le Génie oriental qui s’échappe de la bouteille où il était emprisonné. Le temps subjectif n’a qu’un lien ténu avec le temps réel, disons objectif, car le premier est aussi réel que le second. (…) Il ne faut donc pas s’étonner de la façon dont le temps s’élargissait pour moi (…) puisque de simples spectateurs peuvent vivre, en de courts voyages, des minutes d’une telle intensité.
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)

… Fleur de Bouclier s’enorgueillissait de descendre des Chichimèques, ces barbares venant du nord, plus que d’être l’héritière de la culture des planteurs de maïs et des gardiens du calendrier qu’ils avaient épousés. A sa mort, elle s’écria qu’elle était une jeune guerrière. L’histoire qu’on lui avait enseignée (…) était centrée sur les émigrants, et non sur ceux qui avaient occupé la vallée avant leur arrivée.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)

Arrivés à quelques mètres de l’abri où sont installés nos kuang [notables locaux], les étrangers chargent tête baissée, cornes en avant (c’est-à-dire les deux index pointant de chaque côté du front) en poussant une sorte de cri étouffé (…) qui veut imiter le grondement du buffle en fureur. C’est le « combat des buffles », entendons des âmes-buffles.
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)


… on entend les bruits de la forêt toute proche et la musique des « mobiles », que balance la brise, aux bras du mât et des poteaux de sacrifice. Fond sonore, pour l’hymne mystique psalmodié par l’officiante qui, tenant d’un geste élégant un tube pyrogravé, verse par à-coups sa libation sur la tête empanachée du buffle. Lorsqu’elle a ainsi convaincu le buffle de droite de se coucher, elle officie de même sur le buffle de gauche. Pour les Mnong, en effet, les buffles sont dotés d’une sensibilité esthétique comparable à la notre.
(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)

Sauvage ou détruite, aimée ou violée

… l’état d’un miir [espace cultivé] à l’époque des semailles a quelque chose d’affligeant comme toute dévastation ; on ne voit qu’enchevêtrement de troncs et souches calcinés, sur un sol mis à nu. La forêt a été saccagée par les hommes, et ses dépouilles ont été incendiées. (…) Aucune impression d’accord entre elle et l’homme, mais de combat.

(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

Récoltes
J'ai classé ici les éclats de voix recueillis dans la rue, les transports en commun, les lieux publics, dans des tableaux analytiques:

Je leur parle
Je parle d'eux/d'elles
Je parle de lui/d'elle
Je parle de moi
Je parle de nous
Je te parle
Quand je ne parle de personne


Mise à jour le 2 février 2026

  

moieux/elles

animaux
maître(sse)Vous allez pas v’nir tous les jours, fils de p--- ! 



dominateurs(trices)
référentMais vous vous rendez pas compte comme c’est violent ç’que vous faites ! 



élèves/enfants/exécutants
camarade/amiC’est déjà fini l’toubib ?
commentateurAlors, heureux d’aller se promener, avec le porte-monnaie ?
maître(sse)C’est pas loin, allez !  
Essaie d’nous doubler ! 
Vous avez mangé ?  
Vous voulez que j’appelle la police ? Je vous demande de vous en aller s’il-vous-plaît. 
protecteurC’était pas la peine de r’passer.
référentVous allez pas vite ! Non j’rigole.



inadaptés
ascète/monadeVous pouvez pas vous séparez un peu ? Vous êtes toujours les quatre collés ensemble, vous vous séparez jamais.
référentI’ faut vous bouger l’c-- ! Faut aller bosser !



malades
référentQu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui ?



occupés
inquisiteurVous allez où ?  
Vous allez où en fait ?



victimes
référentMais vous, bosser dans des conditions comme ça, non.

Mise à jour le 2février 2026

  

moieux/elles

animaux
maître(sse) J’nourris mes bébés.



ascètes/monades
commentateurIls se suffisent à eux-mêmes.



bon(ne)s paroissien(ne)s
référentMais ê’z’ont des maris.



camarade/ami
camarade/amiEt Sophie, comment ê’ va s’habiller ?



dominateurs
commentateurIls sont en train de grignoter des parts de marché
victimeDépêchez-vous, l’autre là, elle bouge pas son gros c--, cette pu--, vite, il faut pas qu’ils l’emmènent en prison, je suis crevée, je sais même pas si je vais réussir à parler ! 



élèves/enfants/exécutants
commentateurC’est la guerre (rires)
élève/enfant/exécutantAllez Marseille !
protecteurTes sœurs, i’faut qu’tu les surveilles ? 
référentIls le savaient à l’embauche, tu peux faire des journées de 7 heures comme des journées de 10 heures. 
Y a rien eu… A part les embouteillages et les gens qui sont incapables…  
Moi, j’appelle les mômes mioches ou têtes de pioche.



étranges/étrangers/différents/autres
référentCa y est, c’est parti, un jour sans les autres !
victimeJ’étais partie avec Sonia et pi y a des mecs qui sont arrivés.



inadaptés
référentElle est pas bien futée la pauvre, c’est l’moins qu’on puisse dire. Et son abruti d’mari…



maîtres
observateurI’ vont faire un beau truc.
victimeje suis allergique au talc. Ils en mettent dans les gants. 
C’est pour ça qu’avec les boissons, i’ font ç’qu’i’ veulent. 
C’était bien protégé et y’z’ont trouvé l’moyen d’faire une grande tranchée en plein milieu.



malades
référentLes mecs, c’est des chauds lapins. 
Ben alors, pi quoi encore ?



occupés
commentateurQuand y z’arrivent, y font leurs trucs, après y s’y mettent.



référents
inadaptéÇa m’casse les cou-----, j’en ai plein l’c-- de ç’te ville. 



victimes
référentMaintenant on utilise les gens.  C’était moins cher avant. On vole les gens, on ne sait pas où va l’argent.

Mise à jour le 2 février 2026

  

moilui/elle

animal
bon paroissienIl a toujours des croquettes à disposition 
enfantOiseaux ! 
- un crocodile



ascète/monade
victimeIl a dépensé tout l’argent du grand-père.



camarade
camarade/amiTu t’es réconciliée avec elle.  
Elle s’est mariée dans l’année.  
Mon pote, il a 40 ans, c’est pareil. 
Khaled, il est pas v’nu.



dominateur
commentateur(trice)Mon mari avait un rendez-vous, il va la chercher à l’école, le directeur i’ sait pas où elle est, et pi i’ dit : « Elle est à la piscine. » Mon mari i’ dit : « Vous vous foutez d’ma g----- ! Elle est dispensée de sport pendant trois s’maines ! J’vais écrire à l’inspection académique ! » 
Maman dit beaucoup de choses.
élève/enfant/exécutantMa mère ê va m'défoncer.
protecteurAttention je jouerais pas avec les nerfs de Serge ! C’est un dur !



enfant/exécutant
camarade/amiC’était son anniversaire. C’était super.
commentateurBen tu sais, il est comme ça, Jean-Marc, i’ faut qu’i’ fasse ses 1500 pas par jour !  
Il a tapé le chien avec le bâton ! 
protecteurIl s’est perdu. Je n’ai pas le numéro.
référentJe ne sais pas comment il vit. 
Y fermait le jeudi après-midi. 
C’est celui qui fait le ménage. 
Ca fait un an qu’i’ dit qu’i’ veut rentrer des États-Unis avec sa copine. 
Elle parle bien pour son âge. Y a des enfants qui sont avancés pour leur âge. 
L'patron i' m'a dit que j'pouvais m'garer là avec les warnings.
victimeAvec elle, je rame, elle pleure tout le temps.  
Mon fils, i’ va m’voir arriver, i’ va dire : « Qu’est-ce que t’as fait ? » J’vais lui dire : « Chuis tombée. » J’peux pus lui mentir, ça m’fait ch---.



étrange/étranger/différent/autre
camarade/amiI’ m’a envoyé des photos de lui, enfin de lui, des paysages…
référentJ’dis ça parç’que c’est une meuf. 
Il marche sur des œufs. 
… j’ai pas envie d’m’y mettre, c’est compliqué, c’est son point d’vue à lui… 
C’est l’genre de mec qui… 
Et ta sœur, c’est la SNCF ? Ta cousine, c’est l’TGV !
témoinC’est lui ! Ah oui ! Put--- j’le vois !
victimeI’s’fout d’ma gu---- ! I’ sait pas sur qui il est tombé. J’vais pas le lâcher. J’ui ai dit : « Tu touches pas à mes affaires ! » (3x) I’ m’a pris deux billets de 500. J’ai pas envie d’attendre des heures au commissariat pour une main courante. J’vais lui casser les dents. J’vais l’ni----. 
Il vit par ici, lui, maintenant ?  
C’est un All’mand, il est pas comme les autres.



inadapté
inquisiteurY a rien qui retient et en plus elle tortille du c--
référentIl a pas l’habitude.  
Elle a pas passé la raclette ! (plusieurs fois)  
Elle a choisi une église à perpette les andouillettes 
Elle est insupportable. 
J’ui ai dit : J’veux bien appuyer ta demande, mais t’es sérieux !  
Ben c’est pas habituel. Je vais lui dire gentiment ç’que j’en pense. Bon, allez ! J’te laisse. J’vais r’joindre mon tortionnaire (rires). Put---, ç’ui là faudrait r’faire le code (rires).
victimel’était pas obligé d’le dire à voix haute.



maître
élève/enfant/exécutantC’est le juge qui décide. 
Le prof, avant il était genre coach pour les petits…  
Mon père, il a créé la SNCF !  
Ben moi, elle m’a payé mon voyage, moi. 
référentle patron, c’est un sal---.



malade
soignantJ’ui ai dit : « Je vais vous aider. » Elle m’a attrapé le poignet et m’a dit : « Ca va aller ! »



occupé
commentateurIl a dit qu’il va aller chez Marie-Claire.
ascète/monadeBen i’m dit : « Moi j’finis à 2 heures du matin. » Mais moi j’m’en f---.



référent
élève/enfant/exécutantJ’espère que ça va lui faire plaisir, à ma mère. J’ai pensé à lui faire un cadeau.  
Et Marie, ê sait où on va ?  
Ma mère, ê m’a dit… 
Maman, elle a dit !
inquisiteur/triceLui, il est pas gay.



soignant
maladeJ’ai demandé une autre sage-femme.



victime
dominateur/triceJe lui ai piétiné. Ma mère l’a lavé.
témoinIl n’y a rien à voir du tout, il en a pris plein la gu----.

Mise à jour le 2 février 2026

  

Je suis un ascète, une monade coupée des autres
autonomeNon maman !
illuminéSi je le fais, ce sera pour l’amour de dieu, pas pour un homme.
infatuéJe sais que j’ai raison de pas dire oui. 
Je suis fier de ce que j’ai fait. 
J’ai toujours préféré galérer seule, mais toute seule, plutôt que… 
psychotiqueJ’avais peur de me transformer comme eux.


Je commente ce que je fais
capableMoi je tiens l’alcool. 
J’ai pris un imperméable, il va pleuvoir ce matin. 
Moi, j’étais partie (2x) marcher avec le sac plein.
insomniaqueJ’me suis réveillé à une heure du matin… 
itinérantJe suis allée chez (?), j’ai retrouvé (?) et ses potes, on est allé chez (?) Je vais à Aix-les-Bains par la nationale, j’en ai pour 3 heures et demi. Je vais à la manif Gaza. 
Je vais à la fête  
J’vais t’raconter mes vacances  
Du coup, chuis passée par là, voilà. 
quand j’étais sur Nantes.
patientj’attends
prévenantJe vais descendre bientôt.
sensibleJe m’étais assis au soleil pour me réchauffer parce que je suis en short, mais il fait trop chaud. 
surprenant(e)J’ai été prise d’un fou rire !


J’ai des connaissances
J’ai de l’expérience25 ans de crèche, j’connais bien les enfants.


Je suis délaissé
enfantJe suis monté dans le bus mais quand je suis descendu j’ai vu que mon père n’était pas là.
femmeJe suis la seule meuf qui n’a pas reçu de message.
SDFJe suis seul, adoptez-moi !


J’exécute les consignes, règles, injonctions…
J’ai une activité physiqueLa pleine santé ! C’est le vélo !
J’obéis à la policeJ'm'en vais tout d'suite. D'accord j'm'en vais tout d'suite.
Je m’organiseFaut qu’je pense à prendre à boire 
Je maîtrise les outils numériquesAttends, j’regarde sur Internet. 
J’ai regardé sur internet… la climatisation chaud-froid dans les trains… 
Je respecte les règles hygiéniquesIl faut qu’j’me pèle. 
Je me suis lavée.
Je respecte les règles ménagèresIl faut que je fasse une lessive. 
’ai fait du ménage.
Je respecte les règles sanitairesPour les fêtes, c’est ma santé d’abord.
Je respecte les règles vestimentairesSi je mets une jupe ou une robe, je ne peux pas garder mes baskets !  Faut qu’je m’achète des collants.
Je suis conformeBen moi aussi
Je suis jeuneNon chuis pas un ancien !
Je suis poliJe m’excuse de vous avoir déranger pour cela, je vous remercie...
Je suis un bon consommateurChuis contente, j’ai mon mascara !  
J’ai mangé ma douzaine d’huîtres. 
Acheter ce qui me fait plaisir. 
J’ui ai dit : « J’ai mangé des bonbons ! »


Je suis inadapté
asocial2 minutes, put--- fait ch---, chuis pas bien, chuis pas bien.
étrangerJe suis de la campagne.
inadaptéNon, p’t-être que si, chais pas. 
inorganiséJ’ai oublié mon argent, ça commence bien ! 
J’ai pas d’sac pour faire les courses, j’vais r’monter à la maison. 
J’dois 500 balles mais j’peux pas r’tirer sur mon compte en Suisse.


Je suis maladeChui pas bien dans ma tête.  
Je suis malade. 
On est plusieurs dans ma tête, ça se bouscule. 
C’est la première fois qu’je sors depuis une semaine.


Je suis occupé par
ma familleQuand on arrive à la maison, je t’appelle.
mes déplacementsJe n’ai dormi que trois heures cette nuit  
J’vais l’em’ner chez moi. 
… j’ai emmené les affaires chez moi. 
En fait j’y vais là. 
Chuis jamais rentrée là.  
J’commence juste à charger, faut qu’je passe à la poste avant midi.
mon activité physiqueJ’ai fait un stretch. (rires)
mon travailLundi je serai dispo à partir de 11 heures. 
Demain je commence à 7 heures moins le quart.  
J’ai des heures à récupérer.


Je suis psy de moi-même
Je connais mes besoinsMais c’est ce dont j’ai besoin.


Je suis mon propre soignant
Je connais le traitement qu’il me fautJ’ai mal à la tête, il me faudrait de l’ibuprofène, on va dans une pharmaç’ ? 
Il faut vite que je me lave les mains, je suis allergique au talc.
Je respecte la thérapieIl faut que je parle à voix haute, avant, je parlais dans ma tête, ça restait bloqué, c’est pas bon.


Je suis témoin
J’informe les autresUne fois, j’ai vu passer un bus tout droit, je n’avais pas fait signe


Je suis une vedette
Ma date de naissance est connueHier, c’était mon anniversaire, en plus, c’est tout en même temps !
Mon nom est connuVous me connaissez ? Je suis Ahmed le Syrien, agent de la chaise. Mondial ! 


Je suis une victime
accabléJ’en pouvais plus. 
J’me suis fait niq--- par plein d’gens, j’y connaissais rien, moi.
blesséJe suis tombée, je me suis retenue par le poignet, et j’ai une entorse du poignet. 
J’ai souffertMon accouchement, j’avais 17 ans, c’était très dur.
Je souffreJ’ai mal au dos.
persécutéJ’ai fait 14 ans de prison et 14 ans d’hôpital psy, j’ai été enfermé 28 ans ! 
traumatiséJ’ai eu du mal à m’en remettre, je dormais, il m’accrochait en haut, ma mère avait peur

Mise à jour le 2 février 2026

  

moinous

camarades/amis
camarade/amiOn va s’faire un barbec’, vous venez ? 
Libérez nos camarades ! 
On est parti vers dix heures et demie. On a voulu aller au resto, tout était fermé. 
On s’est souhaité joyeux Noël.



dominateurs
dominateurOn va b----- une boiteuse, ou une crasseuse.



élèves/enfants/exécutants
commentateurOn est les meilleurs. 
On a fini de manger, on r’tourne au boulot.
élève/enfant/exécutantfallait contacter quelqu’un pour définir comment on allait communiquer. 
J’crois qu’on est allé trop haut. 
Nous sommes payés pour appliquer les consignes, monsieur. 
On n’est pas déjà passé dans ç’coin là ? – Chais pas, p’t-êt’ bien. 
référentOn a été les premiers à avoir les bornes d’affichage.  
On a tous vécu la même période.  
Sinon on était obligé de creuser ici.  
On y va à 10 heures. 
On n’a pas l’droit.



inadaptés
référentLa maison, le boulot, les enfants, on peut pas être sur tous les fronts. 
On va être en r’tard pour le film.



malades
psyBen oui, i’ faut bien s’faire plaisir



occupés
commentateurOn en est au dessert.
maître(sse)Tu vas avoir 18 ans en août. Il faut qu’on se fasse un resto.
occupéOn est allé marcher au bord et on a dormi. On a dormi.
référentOn ira manger là-bas. Il faut connaître. 
Si on rentre en train…



référents
commentateurFaut r’connaître, on n’est pas racistes.



victimes
commentateurOn peut pas s’habiller court. On peut pas s’habiller sexy.  
Tout à l’heure, on crevait de chaud. 

Mise à jour le 2 février 2026

  

moitoi

ascète/monade
camarade/amiJe ne comprends rien à ce que tu me dis. Je te dis oui mais tu répètes exactement la même chose, je ne comprends toujours rien, mais ça doit être simple pour toi.



camarade/ami
camarade/amiT’as pas envie de changer d’air ?  
Merci pour le sourire  
Ben tu vois, ça fait passer le temps ! 
Je ne serai pas loin de toi ! 
Qu’est-ce que tu fais à manger ?  
Hé ! T’es rev’nu ? T’as repris ? 
Ca te fait marrer, ça ! 
Ca va, Jean-Mi ? J’te vois souvent sur Tik-Tok. 
Y sont beaux tes ch’veux ! 
C’est toi ! T’as 75 ans et t’es toujours dans l’truc ! 
Et toi, comment tu vas t’habiller ? 
J’ai pensé à toi. (rires) 
Toi tu penses que… ?
inquisiteurT’as quel âge ? T’es un ancien ? 
Et tu vas où lundi ? 
Tu changes pas de jean ?
protecteurTout va bien ?
psyC’est bien de se ménager un temps…



dominateur
camarade/amiTu m’as dit que tu voulais aller là-bas.



élève/enfant/exécutant
dominateurIl faut que t’achètes des croquettes.  
Tu fais comme tu veux mais j’ai pas besoin de voir ton c--. 
Mais dégage ce sac de là, bon dieu, tu fais que des conne----, t’arrêtes pas, j’en peux plus.  
Appelle-le pour lui demander…  
Achète Télé -…  
Tu as de la morve ici. 
élève/enfant/exécutantJ’ai les deux fichiers. Je voulais juste m’assurer que c’était OK pour vous. Ca roule. 
y’aurait pas moyen qu’tu m’fasses une copie d’écran ? 
Regarde, il faut continuer de tourner autour !
inquisiteurtu veux pas genre la lâcher ?  
A qui tu parlais ? 
T’es garé en bas ? 
Tu vas où ?  
Et qu’est-ce que t’as fait hier ? 
Tu vas t’promener où ? 
maître(sse) 
Tu vas le mettre où le vélo ?
Lève-toi s’il-te-plaît  
C’est non.  
Si tu réfléchis  
Mets la main ! 
Bonjour pour le lundi, il faut dire bonjour ! 
C’est assez comme ça ! 
Tu pourrais t’changer 
Tu pourrais réfléchir quand même. 
Ben non, on n’est pas chez nous ! 
Ah ! Mais parle français !  
Ca va pas non ? T’arrêtes !
protecteurFais attention, roule pas comme un fou ! 
Viens ici, au soleil, tu seras mieux au soleil !
référent… tu vois, une offre attractive, et en plus… 
Tu envoies tes nouvelles coordonnées, c’est pareil, en fait. 
il faut faire signe au bus, sinon il passe tout droit. 
T’as pas le choix. 
Tu rentres dans la chambre et t’allumes la télé. 
C’est pas intéressant. 
Ben i’ faut qu’t’envoies un mail à la poste. 
Je sais qu’t’en a marre. 
T'es conscient de ç'que tu fais?



étranger
référentT’as les avantages de la France… 



occupé
camarade/amiTu as fini ?



référent
élève/enfant/exécutantJe vous paie en liquide aujourd’hui. Je ne sais pas si j’ai l’appoint.  Vous pouvez m’expliquer ? 
c’est autorisé dans ce sens ?  
Et pour l’adresse, je mets B. ?  
C’est la r’prise (2x)  
Combien i reste ? 2 minutes 
Combien y a d’arrêts jusqu’à Oratoire ? 



victime
bon paroissienJe vous ai réveillé, je m’excuse.
protecteurFaut bien qu’y ait des avantages.

Mise à jour le 2 février 2026

  

moi...j’inspecte les lieux
commentateurT’as vu les pneus ? 
Ca frotte. 
Là c’est plus le style.



...je parle du corps
bon(ne) paroissien(ne)Ca cache les seins.
commentateurE’ nous a dit : « Il y a éééénormément de gastros ! »
élève/enfant/exécutantTu sais, quand on met un pantalon noir…
maître(sse)Ne regardez pas.
référentDes chaussures jaunes, t’imagines, genre jaune poussin !  
C’est malpoli ! 
J’imagine la scène (rires) 



...je parle du dominateur
bon paroissienC’est grâce à Dieu.
commentateurOn sait pas, la vie c’est un mystère.
élève/enfant/exécutantBen appelez la police. 
inadaptéOn va voir si la police ê’m’recherche.



...je parle de l’environnement
commentateurQuel temps i va faire demain ? 
C’est beau. 
Y a des pommiers, des cerisiers…
élève/enfant/exécutantPetit chat, pas toucher ! Pourquoi ?
référentCa sent mauvais 
Vous avez d’la chance, y en a une qui marche. Celle-là, ê marche pas.
victimeAvant y avait pas ça. Stop à l’urbanisation ! 
Mais ê vient d’où, ç’te mer-- ? 
Y en a marre des pigeons, pourquoi on n’a pas des écureuils comme au Canada ?



...je parle des lieux publics
camarade/amiLa lumière de l’ascenseur fonctionne de nouveau.
commentateurY en a des habits ! Des monceaux ! 
Y a ça aussi à Nancy. 
C’est un métier ! 
Au marché de Noël, c’était joli ! 
C'est moyenâgeux.
élève/enfant/exécutantChuis arrivée, c’était marqué : rue des …, mais y a pas cette rue. Ah, c’est là ! Comment ça s’appelle maintenant ?
référentBen oui, il est grand, le musée 
On a une belle ville. 
on peut acheter des kimonos, là-bas. 
C’est la capitale de l’horlogerie. 
Le centre ville, c’est pas ouf ! 
Y a des toilettes là-bas.
victimeOn voit pas la lumière.



...je parle des lois, règles et consignes
commentateurCa pourrait être moins cher. 
Y doit avoir un quota. 
I’ vont dématérialiser la carte Vitale, le problème, c’est qu’tous les méd’cins sont pas équipés. 
le problème, c’est qu’c’est au mois de mars…
… encore 4 minutes…  
Deux à trois minutes. - Mais toi t’es optimiste, moi j’dirais cinq minutes – A 13 heures 55. 
Chacun fait comme i’ veut.
élève/enfant/exécutantIl est pas marqué ! 
C’était marqué sur le contrat 
Ben oui, c’est comme ça !  
J’avais réservé…  
Y a un risque… 
Le métro, c’est la SNCF ? – Le métro, c’est pas la SNCF!  Le métro, c’est la RATP ! 
Y a la bande jaune pour les livraisons.
maître(sse)C'est interdit là. Ici c'est clair'ment non. C'est pas marqué "livraisons". 
référentC’est vrai qu’c’est pas bien marqué là-bas. 
C’est le terminus. 
C’est ouvert le lundi. 
C’est l’adresse qu’est marquée sur la fiche de paie, pas d’soucis.  
Y fallait descendre à l’autre arrêt. 
Par là c’est bon 
Mais maman, on n’est plus en 1950 ! On ne prend plus le train quand on veut, pour aller où on veut !  
C’est pour les gamins 
C’est pas bon – Ben oui, c’est pas bon 
Y a un moment, faut choisir. 
Faut faire attention ! 
T’achètes un truc à deux cent mille euros, tu mets quatre-vingt mille… 
Parce qu’on ne sait pas… 
C’est compris dans votre salaire. 
Le complément, c’est la mutuelle. 
Y a des limites quand même.
victimeIl y a des fraudes partout.



...je parle des loisirs
référentBen mer--, c’était un film de mer--. 
Les festivals, après, ça sera fini  
C’est de la mer--.



...je parle de la maison
maîtreJ’ai pas envie de faire tourner la machine tous les deux jours.
référentCa c’est les couches.  
Ca s’appelle une montre à gousset. 
l faut la brancher. 



je parle des mots
référentAh ! C’est un beau prénom ! 
Ayoub, c’est un prénom arabe ! 



...je parle des objets de consommation
élève/enfant/exécutantC’est l’autre en noir, là-bas. 
Des myrtilles – Oui, c’est ça, des myrtilles. 
Elle monte à 60, bichette.



...je parle du passé
référentJe me souviens, une fois… 



...je parle du travail
élève/enfant/exécutantVous avez la télécommande ? 
Maint’nant, chuis censé faire ç’que j’faisais avant.
inadaptéY a pas un bord-- pour nettoyer ce machin, bon dieu ?  
J’aurais dû penser à vous vendre des timbres, ça va plus vite. Je n’ai pas pensé.
maître(sse)Faut tirer ! 
Faut rel’ver l’défi, faut tout enfiler en deux s’maines. 
référentÇa va pas tenir. 
je crois que c’est la commande 
N’achetez jamais d’échelle comme celle-là. C’est lourd et ça monte pas plus haut qu’un escabeau ! 
Moi, j’aurais changé la porte. 
I’ faut mettre de l’essence… du benzine.



je parle des vacances
commentateurC’était super. Y avait un jacuzzi. C’était super. C’était super. C’était une maison isolée. C’était super.
Sauvages
Ce thème comprend 6 citations (les dernières que j'ai lues):
Anti-Blancs
Communautés
Connaissance du monde
Diversité
Probité
Transmission culturelle


Nous franchîmes une véranda pas très reluisante, et pénétrâmes dans une large pièce, plutôt sale. A ma stupéfaction tous les gosses – mes cousins – s’enfuirent à ma vue en criant : « Tei ! Tei ! » (le Blanc ! le Blanc). (…) Il n’était pas question de leur en vouloir ; c’était la société dans laquelle ils vivaient qui leur avait enseigné, avec une certaine poigne, qu’il leur fallait se tenir à une distance respectueuse des Blancs…
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

Dans cette immense pièce sombre, grouillante d’une foule déjà excitée par le peu qu’elle a bu, les surprises des jets d’eau, la promesse des beuveries, et où tout le monde parle et rit en cherchant la jarre devant laquelle chacun doit s’installer, mon travail devient malaisé. (…) il y a près de 200 personnes dans cette salle…
« Aujourd'hui il n’y a pas affaire ; il faut bien manger du poulet, bien boire le rnôôm, s’amuser, jouer ; si on couche avec une femme, il n’y a pas affaire. (…) Qu’on boive avec les femmes et les enfants, avec les jeunes filles et les jeunes gens ; qu’on chante ensemble, qu’on joute de chants. »
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

En Chine, une académie impériale (…) existait à Chang’an depuis 124 avant notre ère, dotée d’une salle de conférences, de résidences universitaires et même d’une prison pour étudiants.
(Et le monde créa l’Occident. Joséphine Quinn. Seuil 2025)


… des mots encore très usités en français contemporain proviennent d’étymons vieux franciques occidentaux (…). Il a bien fallu que des locuteurs francs, présents en Gaule du nord dès la fin du IIIe siècle, (…) aient côtoyé de très près la population gallo-romaine.
(Nos ancêtres les Francs ? Patrick Ettighoffer. L’Harmattan 2025)

« Ils sont véridiques sans savoir ce qu’est la loyauté ; ils tiennent parole sans connaître la valeur de l’engagement. Ils s’entraident sans considérer qu’ils font des libéralités. C’est pourquoi leurs actes ne laissent pas de traces et pourquoi leur histoire n’est pas transmise à la postérité. »
(Oeuvre complète. Tchouang-tseu. Gallimard 1969)

Et don Alonso de Castaneda Chimalpopoca se mit à parler. Il raconta une histoire ancienne que son peuple se transmettait de génération en génération, depuis les débuts de leur migration, et qui marquait la fin d’une communauté heureuse.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)
Sexes
Ce thème comprend 12 citations (les dernières que j'ai lues):
Corps cachés
Corps conflictuels
Corps entier
Féminité magique
Féminité masculine
Fusion des contraires
Hystérocratie
Masculin/féminin
Nudité négative
Nudité positive
Sexualité assumée
Sexualité négative


Il fait extrêmement chaud et lorsque nous atteignons (…) une source canalisée par un gros bambou, mes porteurs s’arrêtent, se déshabillent (…) en prenant soin de se cacher les parties de la main droite. Ces gens, dont le vêtement principal consiste en un simple cache-sexe, sont très pudiques, et leur geste, d’un grand naturel, n’a pas le caractère de pudibonderie, avec une arrière-pensée d’obscénité, que l’on rencontre chez nous.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

Ainsi est-ce un caractère masculin secondaire, la barbe, qui répond à la nudité primaire des nombreuses statuettes féminines. Puissant marqueur visuel d’identité, la barbe (…) distingue, dès le premier tiers du IVe millénaire, un groupe d’individus mâles, qui devaient jouer au sein de la communauté, un rôle majeur et jouir d’un prestige certain.
(Guide de l’Egypte prédynastique. Midant-Reynes/Tristant. Institut français d’archéologie orientale 2025)


Il est clair, d’après les quelques sources disponibles, qu’avant la conquête il n’existait pas de catégorie de personnes exclusivement homosexuelles, au sens où on l’entend aujourd'hui. Cependant, des sources en langue nahuatl produites en dehors du cadre espagnol suggèrent que bon nombre d’hommes choisissaient d’avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes, par exemple lors des cérémonies religieuses. Le Florentine Codex démontre qu’un certain nombre de rituels religieux se terminaient par des rapports sexuels.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)


… la fréquence du phonème [f] (féline, raffiné, femme infernale, fléau, fait, fait faire) qui suggère l’impression du travail feutré, perfide, auquel se livrent les sorciers…
(Désorceler. Favret-Saada. Gallimard 2024)

… la mariée de la pluie déambule dans le village. (…) La mariée, c’est un homme vêtu avec les fripes d’une vieille. On la mène en laisse et elle s’arrête devant chaque porte, criant vers l’intérieur de la maison. Sa tête est couverte d’un sac. Elle tient à la main un bâton dissimulé, au bout duquel est attachée une corde.
(Un village anatolien. Mahmout Makal. Plon 1963)

Ni vierges ni mères, ni femmes ni hommes, les Vestales tombent entre les diverses catégories de la sexualité, et c’est ce statut interstitiel qui les marque comme autres, comme sacrées.
(Corps des dieux. SSLD Malamoud/Vernant. Gallimard 1986)

Tous le pressent de me réciter une généalogie ; devant tant d’insistance, il finit par accepter. (…) Cela ressemble à un long poème scandé de sae (« épousa ») et de ba’ (« porta, éleva, eut pour enfant »). On donne le nom d’une aïeule, on dit qui elle épousa, puis les enfants qui naquirent de cette union ; le vers suivant commence par le nom d’une de leurs filles, on rappelle le nom de son époux, puis celui de ses enfants, etc.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)


La majorité des gens appartenaient à la classe des macehualli, au sein de laquelle chaque homme vivait avec une seule épouse. (…) L’épouse élevait ses enfants et leur apprenait à l’aider dans les activités considérées comme essentielles. Dans un monde sans crèches, restaurants, aspirateurs ou magasins, qui aurait osé penser que la garde des enfants, la cuisine, le balayage et la confection des vêtements étaient des activités non essentielles ? Personne, semble-t-il, car les sources indigènes ne laissent aucune trace d’irrespect, ni même de misogynie voilée. Les rôles des femmes étaient complémentaires de ceux des hommes, et tout le monde l’avait compris ; car la maison, le calli à quatre murs, symbolisait l’univers.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)

Huitzilihuitl avait le cœur empli de chagrin en voyant sa fille, dont in avait arraché les vêtements, exposée au regard de tous, et à la honte.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)


Et voici qu’un jour de forte chaleur nous sortîmes de notre refuge, l’endroit le plus frais de la véranda, pour voir un vrai Moï entrer chez nous. (…) Un homme nu, sale et fier, parlant fort une langue inconnue, franchissait le perron. (…) Je crois que ce qui nous a tous étonnés (sauf mon père, bien sûr) chez ce montagnard a été, autant que son absence de vêtements dans un tel endroit, son attitude très désinvolte.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)


Le garçon va retrouver [la jeune fille] la nuit (…). Évidemment, tout se fait avec le maximum de discrétion ; mais si les parents entendent les amoureux parlementer et passer à l’action, ils ne disent rien (…). Quand une fille est enceinte, elle dénonce son séducteur (…). On s’aperçoit qu’une fille est enceinte quand ses seins se mettent à pointer et que ses cheveux « se dressent ».

(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)

… des écrivains indigènes du XVIIe siècle décrivirent les châtiments brutaux que l’Église infligea aux hommes homosexuels.
(Le cinquième soleil. Camilla Townsend. Albin Michel 2023)