L’une des circonstances de la vie sociale les plus favorables à la circulation des contes était la veillée. (…) On se réunissait donc volontiers le soir, tantôt chez l’un, tantôt chez l’autre. Les femmes filaient, peignaient le chanvre, tricotaient, raccommodaient, brodaient ; les hommes tressaient des paniers, réparaient harnais ou outils, taillaient le bois ; selon la région et la saison, on écossait les haricots, triait les noix, etc. Les veillées apportaient également aux jeunes gens une occasion de se rencontrer et de se courtiser.
(La pensée des contes.François Flahault. Economica 2001)