… dans la tradition du chant polyphonique de Sardaigne, (...) [l’attention des chanteurs] « était centrée non pas sur un large spectre, mais sur une bande de fréquence beaucoup plus restreinte où soudain, comme ils le disent eux-mêmes, les voix se dédoublent pour en faire apparaître une autre : la quintina. (…) Elle naît de l’accord parfait des chanteurs (…) et leurs voix conjuguées concourent à la rendre audible. » (Bernard Lortat-Jacob) Selon Jeanmaire, le dithyrambe serait à l’origine un chœur de cinquante initiés chantant (probablement en responsa) et dansant jusqu’à possession par le dieu.

(Forgerons et héros civilisateurs. Nissim Amzallag. Les belles lettres 2025)