(…) le sujet de la connaissance rationnelle tend à projeter son reflet dans son objet, à se représenter l’homme à son image. Et ce n’est certainement pas en qualifiant d’« affectif », d’« émotionnel » ou d’« irrationnel » le versant de l’être humain qui lui échappe que le sujet de la connaissance combat efficacement sa propre méconnaissance. (…) Les contes, précisément à cause de leur paganisme (…), échappent pour une bonne part au cadre de la pensée occidentale.
(La pensée des contes.François Flahault. Economica 2001)