
Et voici qu’un jour de forte chaleur nous sortîmes de notre refuge, l’endroit le plus frais de la véranda, pour voir un vrai Moï entrer chez nous. (…) Un homme nu, sale et fier, parlant fort une langue inconnue, franchissait le perron. (…) Je crois que ce qui nous a tous étonnés (sauf mon père, bien sûr) chez ce montagnard a été, autant que son absence de vêtements dans un tel endroit, son attitude très désinvolte.
(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)