… le mort égyptien n’appartient pas au néant (…). Le défunt devient (…) un agrégat d’aspects juxtaposés (…) dont il faut absolument préserver l’association. (…) Le corps tout d’abord, qui tient lieu d’image du défunt. (…) Mais un corps et un nom tout seuls ne sauraient bouger outre-tombe. Il faut pour cela de la force : c’est le ka (…). On le personnifie parfois sous la forme d’un homme figuré à côté de l’homme lui-même, ce qui l’a fait qualifier de « double » du défunt par les anciens égyptologues.
(Le monde par les Hiéroglyphes. Christophe Barbotin. PUF 2025)