Sur le seuil, de chaque côté de la porte, deux grosses racines de fougère noire, taillées en gueules de boa furieusement ouvertes, avec le dard (une radicelle) pointé, et ornées de dents taillées dans des lamelles de bambou. On les a mises là « pour faire sentinelle », me dit Kraang (…). « Nous peur attraper maladie » et je note la phrase mnong équivalente : trôok khee devient « attraper maladie ». En fait, ces deux mots signifient littéralement « ciel-lune », et ainsi accolés désignent « l’épidémie ».

(L’exotique au quotidien. Georges Condamine. Plon 1965)