[Les Proto-Indochinois] ont établi une symbiose plusieurs fois centenaire avec leur milieu ; leurs incendies de forêt ne présentent que des dangers minimes, car (…) on n’exploite jamais plus de deux ans le même terrain et on laisse la forêt se régénérer pendant une décennie ou, plus souvent, deux. C’est d’ailleurs le seul mode de culture praticable dans un pays qui présente un tel relief (…) et les Montagnards en tirent des rendements fort honorables si on les compare à ceux des riziculteurs…

(L’exotique au quotidien. Georges Condominas. Plon 1965)